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Des terrains de hand aux plateaux de jeux de sociéte

Ep. 2 – Florent Joli a passé de nombreuses années dans l’élite du handball français. Aujord’hui, le lyonnais d’origine a posé ses valises à Poitiers pour y ouvrir le premier bar à jeu de la ville.

En cette période de confinement, nous avons eu envie de consacrer une série à des sportifs de haut-niveau qui se lancent dans le milieu entreprenarial. Ils sont coachs personnel ou patrons de bar, partez à leur rencontre et découvrez leurs projets. Rencontre dans ce premier épisode avec Sébastien Joumel, coach personnel.

Episode 1 : « Sébastien Joumel, du ballon au bonsaï en toute sérénité »
​Episode 2 : « Florent Joli, des terrains de sport aux plateaux de jeux de société »
Episode: « Bastien Montès et Marcel donnent un nouveau souffle à la vie tarbaise »


Vous êtes un ancien handballeur professionnel, issu d’une famille de sportif. Vous êtes passé par Montpellier, Sélestat ou encore Nice mais depuis peu vous vous êtes installé à Poitiers. Pourquoi cette ville ?
Ma compagne est également professionnelle au club de Chambray à coté de Tours et je souhaitais déjà ouvrir un établissement avant qu’elle signe la bas. J’ai du coup cherché une ville qui puisse me permettre de continuer le hand (avec un projet qui me correspond) et d’ouvrir mon bar.

C’est donc à Poitiers que vous vous installez. Vous y avez ouvert le premier bar à jeux de la ville. Pourquoi cette thématique du jeu de société ?
J’adore jouer. Je n’étais pas vraiment connaisseur du milieu du jeu de société mais j’adore jouer depuis tout jeune. Dans le sport déjà, mon seul objectif était de jouer et de m’amuser. J’ai découvert les bar à jeux à Montpellier il y a une dizaine d’année lorsque je jouais au Montpellier Handball (MHB). J’ai toujours eu cette envie au fond de moi. Et l’occasion s’est présentée.

Quel a été votre cheminement dans l’élaboration de votre projet ?
Depuis quelques années déjà je pense à ma reconversion. J’ai imaginé énormément de projets. Mais aucun n’était vraiment concret. Lorsque nous avons dû partir de Nice (Florent Joli y était joueur lors de la saison 2017-18, ndlr) avec ma compagne je me suis mis en tête d’enfin devenir mon propre patron. Dès lors j’ai cherché une ville avec un club de handball, et avec la possibilité d’ouvrir un bar à jeux. J’ai eu la chance que Poitiers ne soit qu’à 1h de route de Tours. Il y avait la double possibilité pour moi d’ouvrir mon bar et de jouer au handball.

La devanture du « Baffalou », dans le centre historique de Poitiers | © Le Baffalou

Vous êtes donc passé par divers clubs profesionnels français (Montpellier, Dijon, Sélestat ou encore Nice). Est-ce que votre statut d’athlète vous a facilité dans la création de votre activité ?
Il n’y a aucune facilité dans la création d’activité lorsque l’on fait du sport, en tout cas dans mon cas personnel. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes super ici, à Poitiers. Je me suis fait aider par le président de mon club de handball qui est comptable (Jean-Marc Mendes, ndlr). J’ai du coup pu avancer beaucoup plus confortablement dans la création d’entreprise, car je n’y connaissais pas grand-chose au départ.

Vous n’avez cependant pas abandonné le handball, vous jouez à Poitiers (Nationale 2 – 4e division). Comment votre projet a été perçu par votre club et vos coéquipiers ? 
Comme je l’ai dit précédemment, je dois au club ce double projet. Grace à l’aide de mon président, et également à la souplesse que me laisse mon entraineur (Christian Latulippe, ndlr), tout se passe très bien. Mes coéquipiers sont (je pense) très content de ce projet. Ils ont un endroit pour boire un coup après les match. J’essaie de faire mon maximum pour apporter au club et à mes coéquipiers tout ce que j’ai reçu durant ma petite carrière professionnelle. 

Et vos proches ?
Mes proches m’ont toujours soutenu lors de ce projet. C’est une grande chance que j’ai de les avoir a mes cotés.

Notre offre est complémentaire par rapport à ce qui existe à Poitiers.

Florent Joli – Gérant du Baffalou

Presque un an après l’ouverture de votre bar, où en êtes-vous dans votre projet ?
Aujourd’hui nous sommes touchés de plein fouet par le COVID-19. J’espère que le « Baffalou » pourra ouvrir dans pas trop longtemps. Avant notre fermeture, nous étions très heureux. Notre clientèle est top. Nous avons doublé le nombre de jeux que l’on avait au départ. J’espère désormais une longue vie pour ce lieu qui se veut très hétéroclite. Je suis ravi de pouvoir accueillir des enfants très jeune avec leurs grands-parents. Tout le monde peut trouver son compte chez nous et c’est ce qui fait la force de ce bar.

Poitiers est une ville étudiante, avec une offre bien instalée, mais aussi un haut-lieu de la ludosphère française. Est-ce vous avez réussi à trouver votre place ?
L’offre est déjà énorme à Poitiers. Je voulais surtout ne pas déranger ce système qui fonctionne très bien. Notre offre est complétaire par rapport à ce qui existe ici. Ainsi, j’essaye de travailler avec les 3 magasins de jeux de la ville. On essaye aussi de discuter et échanger avec tous les acteurs de l’univers ludique.

Une sélection parmi les quelques 400 jeux que propose le bar | © Le Baffalou




Selon vous qu’est-ce qui avantage un athlète dans le milieu entrepreneurial ?
Depuis mon plus jeune âge, je suis dans le monde du sport. J’ai connu différentes blessures lors de ma carrière. Je sais désormais appréhender les coups durs. J’essaye de ne pas me laisser submerger par les émotions. Lorsqu’on doit travailler en équipe, donner notre avis, échanger, c’est souvent un plus. Le sport de haut niveau confère aussi une certaine confiance en soi. Cela peut également aider lorsque l’on a besoin de faire passer des consignes à nos employés.

Ce projet permet-il pour vous de pérenniser votre retraite sportive ?
Ma retraite sportive est désormais bien active oui. Il est beaucoup trop tôt avant de dire si elle sera pérenne. En revanche ça me donne très envie de continuer dans cette voie entreprenariale.

Infos pratiques

« Le Baffalou » vous accueille du mardi au dimanche, à partir de 17h00 (15h00 le week-end). Jus de fruits locaux, sodas, cafés, bières artisanales, et snacks vous sont proposés en plus des quelques 400 jeux de sociétés. 
Retrouvez « Le Baffalou » sur Facebook

Par Hugo Bâcle

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