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Objectif Pékin pour Philippe Boucher

Après une douzième place aux championnats du monde le fondeur de Lévis vise les Jeux de Pékin, dans deux ans. Il nous parle de son sport et de sa récente actualité.

​Philippe Boucher bonjour ! Vous êtes un skieur de fond canadien, originaire de Lévis (QC). Comment avez-vous découvert le ski de fond ?
C’est mon père qui m’a fait découvert le ski de fond. À l’âge de 7 ans j’étais inscrit au hockey, mon père a remarqué que je ne semblais pas m’amuser sur la glace… Un après midi, nous sommes allés louer une paire de ski au centre de ski de fond, à quelques mètres de mon domicile. Le temps de faire une petite boucle de 200m près du chalet de location et j’avais déjà la passion.

Qu’aimez-vous dans cette discipline ? Le ski de fond est très exigeant et complet.
J’aime que ce soit un sport qui donne beaucoup de liberté au niveau de l’entraînement. Étant un sport individuel, je dispose de beaucoup de plages horaires où je suis la maître de mon horaire et surtout, de mon itinéraire. J’aime également qu’en ski de fond, il n’y a pas de cachette, il faut tout mettre son énergie dans le sport afin d’avoir une chance de percer à l’international. C’est un aspect qui rejoint beaucoup ma personnalité puisque j’ai tendance d’en faire plus que pas assez, je ne veux pas avoir de regrets lorsque la carrière d’athlète sera fini.

Cet hiver vous avez pris part aux Championnats du Monde U23, qui avaient lieu à Oberwiesenthal (Allemagne), que retenez-vous de la compétition et de votre belle 12e place au 30km ?
L’aventure pour les Championnats du Monde junior et U23 a duré un peu plus d’un mois pour moi. Je suis parti avec mon coach, Louis Bouchard et 3 autres athlète de mon équipe qui se sont qualifiés, pour un camp en altitude à Livigno, Italie. Après 15 jours, nous avons rejoint l’équipe canadienne à Seefeld (Autriche) pour un camp de 14 jours avant de lever les voiles sur Oberweisenthal. C’était mes cinquièmes Championnats et cette année, j’attribue ma douzième position à une préparation adaptée parfaitement pour l’occasion. Je retiens et souligne le professionnalisme et la compétence de notre équipe de fartage et de coaching. Cela qui avait été un problème lors de mes 4 dernières participations (2015, 2016, 2017, 2018, ndlr). Cette douzième position c’est de beaucoup de fierté et justifie les risques que j’ai pris à l’entraînement. J’étais à un point de ma carrière où j’avais besoin d’un résultat de la sorte afin de justifier ma présence dans le sport. Dans les dernières années j’ai décidé de mettre ma vie sur pause et de tout mettre l’énergie et mon temps dans le ski de fond afin de ne pas avoir de regrets.

Cette douzième position c’est beaucoup de fierté.

Philippe Boucher (CAN)

Vous avez aussi fait de beaux résultats sur les circuits nord-américains. Etes-vous satisfait de votre saison et qu’allez-vous travailler pour les prochains hivers ?
Je ne suis pas vraiment satisfait de mon hiver en circuit canadien. Je visait le podium aux courses de distances et je voulais défendre mon titre de leader Noram de l’hiver 2019. J’attribue cela à un début d’hiver difficile. Je n’avais pas totalement récupéré des gros blocs d’entraînement de la fin de l’été et de l’automne. Par la suite, j’ai repris un peu de momentum pour les U.S. Nationals qui étaient dans la première semaine de 2020, où j’ai montré que j’étais fort sur 30km. J’ai bien coursé lors de nos sélections pour les mondiaux U23, mais j’étais encore une fois au pied du podium. Pour le reste de l’hiver, j’ai profité d’une forme ascendante que je n’ai pu retester sur le circuit canadien en raison du virus.

Dans deux ans maintenant, 600 jours au moment de cette entrevue, Pékin accueillera les Jeux Olympiques d’hiver. Est-ce pour vous un objectif ?
Oui c’est un objectif, ma planification des dernières années et pour les deux prochaines est monté pour arriver prêt aux Olympiques de 2022. La compétition lors des sélections sera féroce, je pense à une bonne dizaine de skieurs qui pourraient se qualifier.

Parlons actualités maintenant, la F.I.S. discute pour l’interdiction du fluor, quels peuvent être les impacts d’une telle décision dans votre préparation et votre pratique ?
Pour ma part, je ne crois pas que ça changera quoi que ce soit à ma préparation. Ce sont les techniciens qui sont responsables du fart en dessous des skis. Par contre, j’ai une crainte par rapport aux ressources financières nécessaire pour l’achat de nouveaux produits sans fluors. Au Canada, l’argent est très limité, alors est-ce que dans les prochaines années, il y aura une iniquité défavorables aux nations à « petits budget » quant à l’accessibilité des nouveaux produits « révolutionnaires ».

© Michel Arnautovich

Le monde est en pleine crise sanitaire, avec un certain mieux ces dernières semaines. Comment avez-vous vécu cette période ?
J’ai très bien vécu cette période. En mars, j’en ai profité pour faire du ski de randonnée dans la poudreuse, ce que je ne peux pas faire habituellement… J’ai repris l’entraînement comme d’habitude, il y a eu quelques changement quant à la procédure au sein de mon équipe d’entraînement, mais rien qui ait impacté sur l’entraînement.

Que va changer la Covid-19 dans votre pratique du sport ?
Seul le temps pourra nous le dire. Je crois que nous aurons une meilleure idée des impacts lorsque la nouvelle saison de compétition débutera, si elle débute…

Par Hugo Bâcle – Université de Poitiers | Image de couverture : © Timothy Austin

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